Quel point commun entre le débarquement de la baie des cochons, la Bolivie, Salvador Allende, Frida Kahlo et Pessac ?

Le festival International du Film d’Histoire dédié à l’Amérique latine, évidemment. Ce soir, il dévoilait son programme. Il était à la mesure du continent sur lequel il porte son intérêt, et donc en format grand écran.

Soufflant ses 30 bougies, qui aurait pu imaginer il y a trois décennies, que ce Festival dont l’écrin est un cinéma d’arts et d’essais serait aujourd’hui si indissociable de l’identité de la commune ? Un cinéma repris par la municipalité d’alors qui est devenu une référence en Gironde, et même au-delà.

Il a fallu de la détermination et beaucoup d’envie pour lancer cette aventure extraordinaire qui semble toujours disposer d’un temps d’avance. Encore cette année, en pleine période d’ébullition au Chili, posant la juste question de la propriété de l’Amazonie pour prendre ce seul exemple, le Festival ne déroge pas à la règle.

Les belles initiatives sont celles qui perdurent et qui ancrent durablement une Ville comme un modèle, ici culturel, marque son identité. Nous en avons là un bel exemple.

Et cette année encore des milliers de scolaires, de personnes, viendront de Pessac, et de bien au-delà, pour apprendre, comprendre, débattre et partager.

Vouloir réinventer Pessac nécessite que l’on connaisse son histoire et rappeler que ce qui paraît aujourd’hui comme une évidence, tant le succès est grand, a nécessité de l’intuition, du courage et de l’ambition pour la Ville.

Pleine réussite pour ce 30ème anniversaire et cette nouvelle édition.